RACHID TAHA le 27/04/2007 à l'Atabal

RACHID TAHA  le 27/04/2007 à l'Atabal
Ya Rayah
Habina
Camarade
Rock El Casbah

Yala ! Aiwa Rachid !
bien défoncé comme il faut le pépère !

Un Concert magique ,
konsertti suurenmoinen ;) ( for Na )
Ambiance excellente
Des Musicos grandiose
Les fringues du Taha toujours aussi fantastiques
Des bouclettes sur scène et dans le portable ;P
Enorme quoi ... ^^

Vidéo du concert

Inoubliable
Shoukran Rachid!

# Posté le samedi 28 avril 2007 14:03

Modifié le mardi 08 mai 2007 11:27

A la plage ( suite )

A la plage, on est intelligent.
On pose le cerveau à la maison avant de mettre un beau maillot de bain et ses claquettes.
" Téma celle-ci, elle est trop bonne; potentiellement enculable clair . " ( véridique, mais pas de moi hein, oula non ! ).
L'expression " penser avec sa bite " prend tout son sens quand les beaux jours arrivent, que les bikinis sortent des placards, les plages se repeuplent et offrent à nos regards et esprits engourdis par un long hiver morne et sur-habillé, la vision sensuelle des formes féminines ruisselantes d'eau de mer et dorées au soleil.
Amis de la poésie bonsoir ( Clement, c'est pour toi ! Plus classe que " trop bonne " quand même , non ? )

Donc à la plage, on mate les fifilles comme des crevards en rut, on lance la baballe ( de football américain cette fois ci ) comme des glands pour tuer des gens, et on se bagarre !
C'est rigolo la bagarre dans le sable. COPAAAAIN !

Respect mon Clem, tu m'as vidé, jsuis une tanche.
Revanche humm... plus tard hein ^^





////// ALLEZ VOTER !!! //////

# Posté le vendredi 20 avril 2007 18:30

Modifié le samedi 21 avril 2007 16:04

VOTEZ ( " UTILE" , bof comme terme, mais bon )

" Pot de départ pour Chirac le 22 à 20h "

Qui veut comme président :
- un Joe Dalton maniaque de la propreté ( tout est dit )
- un tortionnaire borgne du même acabit argh , excusez moi je vais vomir je reviens
- un buègue indécis
- un croisé fanatique persuadé que les noirs mangent leurs enfants
- nihous..... lol pardon...

Pour un premier vote, la sympathique génération de 88 se trouvent devant un panel..haut en couleur disons ^^ ; et une situation plus que délicate. Perso pas d'hésitations, mais aux indécis : n'oubliez pas ce qu'il s'est passé il ya 5ans.

Aucune tentative d'influence dans cette article autre que ////// ALLEZ VOTER !!! //////
VOTEZ                                 (  " UTILE" , bof comme terme, mais bon   )

# Posté le jeudi 19 avril 2007 06:02

Modifié le vendredi 20 avril 2007 17:06

Playa's back

Playa's back
***A la plage, tu retrouve des copains, des mecs que t'as pas vu depuis longtemps. T'en vois de loin certains que ça fait même des années !
Et puis tu te moques des lycéen(e)s, surtout quand ils sont tout habillés alors que justement , eh, il fait beau , " Eh ! T'as mis les chaines au scooter !? " ou " T'as pas froid avec l'écharpe là ?! "

***A la plage tu peux jouer à la balle aussi. A la balle de rugby ou de volley, ou de foot. Et faut shooter très fort dedans, en essayant d'allumer la tête des gens. Ce que tu connais quand même ! Ou alors, des que tu connais pas , mais faut pas qu'ils soyent costauds ni beaucoup. Ouais, des filles quoi...
**Et puis quand t'as tout transpiré on te plaque dans le sable, et ça colle partout, ça rentre dans le caleçon, c'est dégeulasse, et les douches elles marchent même pas... POISSON PANNé DE PRINTEMPS !!!
Sinon ce qu'est bien à la plage, c'est que ya des filles qui font n'importe quoi. Elles pensent elles savent jouer à la balle, alors elles nous provoquent, nous les gros garçons gentils mais bourrins. Alors on rigole bien avec elles, parce qu'on est content de jouer avec des filles. On les plaques, on les retourne,les écrase, les bloque, les étrangle ...

***Vivement cet été qu'on continue, mais avec les touristes ^^

# Posté le mercredi 11 avril 2007 17:07

Modifié le mercredi 11 avril 2007 17:29

Spécial dédicace à plein de monde

Spécial dédicace à plein de monde
Chapitre XII

" J'ai pris une douche, je me suis rhabillé et je me suis rendu chez monsieur Salomon pour voir s'il était encore là. J'ai filé rapidement à côté de la loge de monsieur Tapu, le concierge, qui ne peut pas me blairer et ne rate jamais une occasion de sortir de sa loge pour faire son plein de haine à mon passage. C'est quelque chose dans mon physique, on ne peut pas plaire à tout le monde. Je le fais sortir et il n'y à rien à faire. J'essaye de l'éviter, j'aime bien ne pas le voir, ça fait quand même quelque chose de moins, mais c'est toujours ah vous voilà ! derrière mon dos et je suis bien obligé de le rencontrer. Moi, quand je suis en présence d'un con, d'un vrai, c'est l'émotion et le respect parce qu'enfin on tient une explication et on sait pourquoi. Chuck dit que je si suis tellement ému devant la Connerie, c'est parce que je suis saisi par le sentiment révérenciel de sacré et d'infini. Il dit que je suis étreint par le sentiment d'éternité et il m'a même cité un vers de victor Hugo, oui je viens dans ce temple adorer l'Eternel. Chuck dit qu' il n'y a pas une seule thèse sur la Connerie à la Sorbonne et que cela explique le déclin de la pensée en Occident.
-Alors on vient voir le roi des Juifs ?
Au début, j'essayais d'être gentil avec lui, mais ça ne faisait que l'aggraver Plus j'étais poli, oui monsieur Tapu, non monsieur Tapu, je ne le ferai plus monsieur Tapu, je ne l'ai pas fait exprès monsieur Tapu, et plus je lui manquais. Alors j'ai commencé à l'alimenter. On a toujours besoin des autres, on ne peut pas passer sa vie à se détester soi-même. Chuck dit que si les loubards n'attaquaient plus les personnes agées, si les Juifs n'étaient plus là, si les communistes s'évaporaient et si les travailleurs immigrés étaient renvoyés chez eux, ce serait pour monsieur Tapu le désert affectif. J'avais de la peine pour lui et je faisais des trucs exprès pour le motiver, j'arrachais une baguette metallique de la moquette, je cassais un vitre ou je laissais la porte de l'ascenseur ouverte pour lui donner satisfaction. C'etait un mec qui avait besoin d'assistance. Quand on a de la rancune à ne plus savoir quoi en faire ni à quoi l'accrocher et que ça devient tellement démesuré que c'est tout le système solaire, on se sent mieux quand on trouve une motivation, même si c'est seulement un mégot sur le tapis ou une porte de l'ascenseur laissée ouverte.
Il avait besoin de moi, il lui fallait quelqu'un de personnel à détester, parce que sans ça c'était le monde entier et c'était trop grand. Il fallait quelqu'un et quelque chose de palpable. Un fier-à-bras, qui ne lui faisait pas peur, non monsieur. Au début, quand je lui proposais de porter les ordures ou de donner un coup de main pour balayer, c'était un peu comme les ouvriers algériens qui sont doux et gentils et refusent de violer et qui se rendent ainsi coupables de non-assistance aux personnes dans leurs opinions. Quand j'ai compris que je lui manquais, je me suis mis à l'aider. J'ai commencé par pisser contre le mur dans l'escalier, à côté de sa loge. Il n'était pas là mais il m'a tout de suite reconnu. Quand je suis redescendu, il m'attendait.
- C'est vous qui avez fait ça !
- J'aurais pu dire oui c'est moi pour vous servir mais ce n'était pas assez, il avait encore besoin que je mente. J'ai remonté mon pantalon d'un geste je vous emmerde et j'ai dit :
- Vous m'avez vu ? Bien sur que non. Vous étiez pas là. Vous êtes jamais là quand on a besoin de vous !
Je lui ai fait un bras d'honneur et je suis parti.
Depuis il me considère avec satisfaction, parce qu'il sait que c'est moi qui vais assasiner monsieur Salomon pour lui voler son liquide et ses trésors philatéliques. La seule chose qui lui manque chez moi, c'est que je ne suis pas un travailleur algérien, parce qu'alors ce serait la perfection.
Quand de Gaulle a balancé l'Algérie, j'ai tout de suite su ce qui allait se passer, et j'avais raison, quand on était là-bas les Algériens étaient huit millions et depuis qu'on est partis il sont devenus vingt millions. Vous m'avez compris. Motus, bouche cousue, parce qu'on va m'accuser de génocide, mais vingt millions vous voyez ce que de Gaulle a fait et ce qui se prépare. Moi qui étais pour le Maréchal Pétain, même que j'ai perdu un cousin dans la légion antiblochévique, je me trompe rarement. Chuck a essayé d'interviewer monsieur Tapu pour sa thèse sur la Connerie mais ils ne sont pas allés loin sur le magnétophone, parce que Chuck avait commencé à avoir des terreurs nocturnes et à appeler au secours, tout son karaté pour durcir sa sensibilité, ça va pas chercher loin comme art martial d'auto défense.
Monsieur Tapu était donc là, devant sa loge avec son béret, son mégot et son air malin et renseigné, car lorsque la Connerie éclaire le monde, on sait tout et on a tout compris. Du coup j'ai même éprouvé une bonne chaleur amicale, parce que les cons comme monsieur Tapu, on leur doit beaucoup, c'est bon pour l'angoisse de les voir et entendre, on sait pourquoi et comment il y a une explication régionale. J'étais là, sur la huitième marche de l'escalier, et j'avais la gueule toute illuminée de compréhension, de sympathie et de sacré, j'éprouvais des sentiments révérenciels, je venais dans ce temple adorer l'éternel. Monsieur Tapu parut même inquiet tellement j'illuminais.
- Qu'est ce qui vous prend ? me lança-t-il avec méfiance.
J'avais lu dans V.S.D. qu'on avait trouvé un crâne humain tout frais en Afrique qui remontait à huit millions d'années, alors ce n'était pas d'hier. Sauf que Chuck a dit que la Connerie ne pouvait pas exister à l'époque parce qu'on avait pas l'alphabet.
Je me suis marré et monsieur Tapu s'est tordu de haine.
- Je ne vous permet pas ! gueula-t-il, car il n'y a rien de pire pour eux que d'être visé par le rire.
- Excusez-moi, monsieur Tapu, vous êtes notre père et mère à tous ! que je lui ai dit. Tout ce que je veux c'est venir vous voir de temps en temps et vous contempler pour la clarté et la beauté de la chose!
Et j'ai descendu les huit marches - je dis bien huit car après avec la postérité historique, il y aura peut être des doutes et des discussions là-dessus - et j'ai tendu à monsieur Tapu la main de l'amitié vu que c'était un moment de révélation qui méritait un geste que les photographes pourraient immortaliser plus tard. Mais lui c'était plutôt crever. Alors je suis resté la main tendue et puis je lui ai fait comme d'habitude le bras d'honneur et je suis remonté avec le sentiment bénévole que j'avais rechargé les batteries de monsieur Tapu et j'étais content parce que ce n'est pas tous les jours qu'on peut aider un homme à vivre.
J'étais déja au deuxième et il gueulait encore de bas en haut, le visage et le poing levés vers moi :
-Voyou ! Malfrat ! Camé ! Sale gauchiste !
J'étais content. C'était encore un mec qui avait besoin d'asssistance.



Romain Gary ( Emile Ajar )
L'angoisse du roi Salomon

Sinon, aujourd'hui ça fait jour pour jour 1an que j'ai fait 18ans, et on va faire un foot avec Olivier et d'autres Copains cet aprem ^^

XXIV

" Monsieur Salomon s'est emparé de la feuille d'annonces matrimoniales d'un air enchanté, et je vous jure que je l'avais à l'oeil, car je ne sais jamais, avec lui si c'est l'auguste qui semble élargir jusqu'aux étoiles le geste du semeur ou type de clown.
- Ah les voilà, je me demandais justement où je les avais perdues ! s'exclama monsieur Salomon, et en se levant des deux mains du fauteuil il est allé s'asseoir derrière son grand bureau de philatéliste.
- C'est monsieur Tapu qui l'a trouvée.
- Un brave homme, un brave homme ! répéta monsieur Salomon à deux reprises por mieux se contredire.
- Oui c'est un méchant con, reconnu-je.
Monsieur Salomon n'insista pas sur ce point et lui accorda le bébéfice du silence. "


XXXV

" J'avais déja un pied dans l'ascenseur lorsque monsieur Tapu est sorti de sa loge.
- Ah c'est enciore vous !
- Ben oui. C'est moi, monsieur Tapu. J'en ai encore pour un bout de temps sauf accident.
- Vous devriez demander au roi des Juifs de vous montrer sa collection de timbres-postes, pendant que vous y êtes. Hier je suis monté pour une fuite et j'ai pu jeter un coup d'oeil. Le roi Salomon a dix fois tous les timbres d'Istraël, dix fois les mêmes !
J'attendais. J'avais le pressentiment. Je savais qu'avec monsieur Tapu on ne pouvait pas toucher le fond, c'est sans limites.
- Les affaires avant tout, vous comprenez. Tous les Juifs investissent en ce moment dans les timbres d'Israël. Ils se disent que lorsque les Arabes auront supprimé Israël à coups de bombes nucléaires, il ne restera plus que les timbres-poste ! Et alors... Vous pensez !
Il leva un doigt.
- Quand l'Etat juif aura disparu ces timbres poste auront une valeur énorme ! Alors, ils investissent !
On était en plein mois d'août mais j'en avais la chair de poule tellement c'était profond. Chuck dit que c'est ainsi que le monde a été créé: que la Connerie soit et le monde fut, mais ce sont là des vues de l'eprit et moi je pense qu'il y a eu plutôt quelqu'un qui s'amusait sans penser à mal et c'est sorti comme ça, un gag qui a pris corp. Je ne pouvais pas reculer, j'étais dos au mur je regardais monsieur Tapu avec respect parce que c'était la puissance et la gloire, je me suis mis à marcher en crabe vers les marches, j'ai oté ma casquette qui s'était dressée sur ma tête sous l'effet des cheveux et j'ai dit :
- Excusez moi, majesté, il faut que je vous quitte... Je vous dis majesté parce que c'est l'étiquette et que le roi des Cons, il n'y a pas plus vieux comme monarchie !
Il s'est mis à hurler et je me suis senti mieux, j'avais encore fait une bonne action. "

# Posté le samedi 07 avril 2007 06:29

Modifié le jeudi 19 avril 2007 10:51